Les énergies alternatives

GPL

Un véhicule au GPL fonctionne avec un moteur thermique alimenté indifféremment par du GPL ou de l’essence. Cependant l’usage du GPL est préférable à celui de l’essence pour des raisons économiques et environnementales. Les voitures actuellement disponibles sur le marché sont appelées véhicules bicarburation gaz/essence et fonctionnent à la demande avec les deux énergies.
Le GPL carburant est un mélange des gaz butane et propane. Il allie la transportabilité du carburant liquide et les atouts environnementaux du gaz. Les gaz butane et propane proviennent à 60 % de l’extraction des champs de gaz naturel (méthane) et à 40 % du raffinage du pétrole.

Fonctionnement

Une voiture au GPL est un véhicule essence standard auquel est ajouté un circuit d’injection du gaz, un réservoir et une jauge spécifiques pour le GPL soit par le constructeur automobile dès la fabrication du véhicule soit par un installateur professionnel. Grâce à son réservoir GPL, l’autonomie du véhicule est en moyenne augmentée de 350 km voir plus selon les cas. L’approvisionnement en carburant GPL se fait naturellement dans une station service. Le maillage actuel du territoire français en stations service permet de profiter des avantages économiques et écologiques du GPL partout.

Le GPL a une combustion propre, aussi l’huile moteur conserve ses propriétés plus longtemps. En plus, l'indice d’octane du GPL permet un fonctionnement plus doux évitant les vibrations. Grâce à ces deux facteurs, la vie du moteur fonctionnant au GPL est équivalente aux moteurs diesels et le véhicule est moins bruyant.

Environnement

Le GPL n’émet pas de particules lors de sa combustion et son utilisation limite les émissions polluantes (CO, HC, NOX, COV) néfastes pour la santé.
Les émissions de CO2 du GPL sont moindres que celles de l’essence (- 15 % environ) et comparables à celles du gazole. Des moteurs dédiés au GPL permettraient d’améliorer significativement le rendement. A noter qu’une Toyota Prius hybride GPL prototype réalisé à titre expérimental par un professionnel a permis de limiter les émissions de CO2 à 92g/km (pour plus d’informations : gpl.fr)

GNV

Un véhicule au GNV (gaz naturel véhicule) fonctionne avec un moteur thermique alimenté indifféremment par du GNV ou de l’essence. Cependant l’usage du GNV est préférable à celui de l’essence pour des raisons économiques et environnementales. Les voitures actuellement disponibles sur le marché sont appelées véhicules bicarburation gaz/essence et fonctionnent à la demande avec les deux énergies.
Le GNV se compose essentiellement de méthane extrait des gisements de gaz naturel et est habituellement stocké sous forme gazeuse dans un réservoir spécifique, à une pression de l'ordre de 200 bars.

Fonctionnement

Une voiture au GNV est un véhicule essence standard auquel est ajouté un circuit d’injection du gaz, un réservoir et une jauge spécifiques pour le GNV soit par le constructeur automobile dès la fabrication du véhicule soit par un installateur professionnel. Grâce à son réservoir GNV, l’autonomie du véhicule est en moyenne augmentée de 200 km voir plus selon les cas.
L’approvisionnement en GNV est possible dans quelques stations, par convention auprès de centres emplissage de flottes captives et pour les clients Gaz de France ayant une maison reliée au réseau gaz avec garage ou un jardin privé (condition réglementaire) avec une station de remplissage à domicile qui compresse le gaz directement dans le réservoir de la voiture. Contrairement au plein en station (avec réserves sous pression), le plein à la maison est donc un processus assez long. La station domestique fonctionne sans surveillance et s'arrête quand le réservoir de la voiture est plein.
Le GNV a une combustion propre, aussi l’huile moteur conserve ses propriétés plus longtemps.

Environnement

Le GNV n’émet pas de particules lors de sa combustion et son utilisation limite les émissions polluantes (CO, HC, NOX, COV) néfastes pour la santé.
Les émissions de CO2 du GNV sont moindres que celles de l’essence (- 25 % environs) et comparables à celles du gazole. Des moteurs dédiés au GNV permettraient d’améliorer significativement le rendement des véhicules.

E85 OU FLEXFUEL

Un véhicule Flexfuel fonctionne indifféremment au Superéthanol E85 et/ou au Super sans plomb classique.

Le bioéthanol est l'éthanol d'origine biologique et agricole. Il n'est pas issu de l'agriculture dite "biologique". Le préfixe "bio" signifie qu'il est produit à partir de matières vivantes (végétale).

Fonctionnement

Le E85 est utilisé avec les moteurs à essence, mélangé à l’essence en des proportions allant de 5 à 85 %. Au-delà de 20 % des adaptations du véhicule (= Flex Fuel) sont souvent nécessaires car l’éthanol est plus corrosif que l’essence (dispositifs d’injections, capteurs électroniques spécifiques, matériaux plus résistants, durits, réservoir et autres conducteurs du mélange renforcés…)
La transformation d’un véhicule essence traditionnel à l’aide d’un kit E 85 n’est pas prévue dans la réglementation car toute transformation notoire de véhicule nécessite un contrôle de l’administration (Réception à titre Isolé - RTI) qui donne lieu à un procès verbal de réception permettant la modification de la mention Energie de la carte grise. Aussi, hormis cette RTI, la réglementation actuelle n’autorise que les véhicules FLEXFUEL / E85 issus de l’industrie automobile.
La distribution du E85 s’effectue dans 250 stations services en France.

Environnement

Sur le plan environnemental, le E85 n’émet pas moins de CO2 que l’essence lors de sa combustion. En revanche, comme il provient de la culture de plantes, l’E85 contribue à la réduction du CO2 puisque les plantes absorbent le CO2 pendant leur croissance.
A noter que le débat n’est pas tranché quant à l’intérêt écologique des agro carburants actuels au regard des conséquences sociales (compétitions avec l’alimentation) et environnementales (usage d’eau et de carburant pour l’exploitation agricole + déforestation).

Electrique

Le véhicule électrique possède un seul moteur qui fonctionne avec de l’énergie électrique accumulée dans des batteries.

Fonctionnement

C’est l’énergie emmagasinée dans des batteries qui alimente le moteur pour la propulsion du véhicule. Les batteries étaient jusqu'à maintenant particulièrement lourdes, accroissant l'énergie nécessaire au déplacement du véhicule et son inertie. La puissance instantanée disponible d'une batterie diminue au fur et à mesure qu'elle se décharge ce qui entraîne des performances réduites en fin d'autonomie ; enfin sa capacité totale (qui détermine l'autonomie) diminue très vite au fil des ans et en fonction du nombre de cycles de charge et décharge. Généralement avec ce type de technologie, l’autonomie du véhicule est limitée dans son parcours. Différents types de batteries sont commercialisés et selon leurs caractéristiques techniques l’autonomie d’un véhicule peut varier entre 60 et 200 km comme la durée de la recharge.
Le rechargement des batteries s’effectue soit sur des bornes spécifiques soit en remplaçant les batteries déchargées.
Le moteur électrique permet de supprimer les nuisances sonores du moteur thermique traditionnel.

Environnement

Un véhicule électrique ne rejette aucun polluant local et ne consomme aucune énergie lorsqu'il est immobilisé dans le trafic. Il est parfaitement adapté à la circulation urbaine. A noter cependant que le mode de production de l’électricité a un impact direct sur l’environnement et variable selon qu’il s’agisse d’une centrale nucléaire, thermique, hydraulique…

Hybride

Une automobile hybride est un véhicule équipé de deux systèmes de propulsion modulables : les modèles actuels associent un moteur thermique classique et un moteur électrique muni d'une batterie.

Fonctionnement

Le principe général de fonctionnement consiste à faire fonctionner soit le moteur électrique, soit le moteur thermique, soit les deux en même temps selon les modèles.
Lorsque le véhicule est immobile, les deux moteurs sont à l'arrêt.
Au démarrage, c'est le moteur électrique qui assure la mise en mouvement de la voiture, jusqu'à des vitesses plus élevées (25 ou 30 km/h).
Lorsque des vitesses plus élevées sont atteintes, le moteur thermique prend le relais.
En cas de grande accélération, la mise en marche des deux moteurs à la fois permet d'avoir des accélérations équivalentes au moteur de même puissance, voire supérieures.
En phase de décélération et de freinage, l'énergie cinétique est utilisée pour recharger les batteries.

Environnement

Cette technologie permet de réduire de façon importante la consommation de carburant du véhicule de 15 à 20 % et par conséquent les émissions de polluants et de CO2.